Composante 1 : Appui à l’utilisation des comptes de transaction

Composante 1 : Appui à l’utilisation des comptes de transaction



La composante 1 appuie l’utilisation de comptes de transaction, de la finance numérique et des transactions sans numéraire.

Les sous-composantes 1.1 et 1.2 soutiennent le passage des transactions liquides aux transactions de monnaie électronique pour :

- (i) certains paiements à destination et en provenance de l’Etat et

- (ii) certains paiements à destination et en provenance des IMF. Dans les zones rurales en particulier, cela permettra aux ménages et aux entreprises de bénéficier de coûts de transaction significativement plus faibles dans la mesure où sont éliminés ou réduits le temps et les frais de déplacement et que les paiements deviennent plus sûrs.

Le Gouvernement et les IMF participantes bénéficieront d’une réduction des coûts de manipulation des espèces en même temps que les possibilités de fraude se trouveront réduites et que la portée et l’efficacité de leurs services seront rehaussées. Soutenues par une campagne d’éducation financière et des améliorations de l’infrastructure nationale de paiement, ces mesures visent à contribuer à une socialisation plus large de la finance numérique et à l’adoption de comptes de transactions électroniques à Madagascar - y compris pour en faire une réserve de valeur et un tremplin pour l’accès des pauvres à des services financiers plus avancés.

Sous-composante 1.1 : Numérisation des paiements de l’Etat (G2P)

Le projet soutiendra :

- la numérisation de la collecte des impôts : A Madagascar le paiement des impôts en espèce est la norme. Des expériences pilotes ont été lancées pour la collection de l’impôt synthétique au niveau national et la taxe de marché au niveau local. Le projet va supporter la numérisation de l’impôt synthétique au niveau national et, potentiellement, l’extension de l’expérience pilote de la taxe de marché à une autre ville.

Sous-composante 1.2 : Numérisation des IMF

- Front office : Intégration des services mobiles des IMF.

Le modèle d’entreprise classique de la microfinance qui s’appuie essentiellement sur des agences physiques génère des coûts de transaction importants pour les institutions (infrastructures physiques, coûts d’exploitation) et pour les clients (coûts de transport, temps d’attente dans les agences).Le projet vise donc à numériser les IMF, en utilisant les téléphones mobiles pour fournir des services financiers (épargne et crédit) et des services connexes (éducation financière).

- Back office : Système d’information de gestion mutualisé (SIG) : L’absence d’un SIG informatisé et performant limite la capacité des IMF à intégrer les services mobiles et à aller de l’avant avec la numérisation. Ce manque contribue également à la faible portée des contrôles internes et à la faiblesse des rapports à la CSBF, ce qui explique en partie certains des problèmes de gouvernance rencontrés par le secteur ces dernières années. Pourtant, sans soutien externe, la plupart des IMF ne peuvent se permettre de moderniser leur SIG.

Le Projet financera :

- (i) la mise en place d’un SIG à usage partagé pour les petites et moyennes IMF dans une structure commune qui sera géré conjointement par la CSBF, l’APIMF, la CNFI et les IMF adhérentes ;

- (ii) les coûts de fonctionnement du SIG à usage partagé pour deux ans ;

- (iii) les besoins matériels, logiciels et d’assistance technique pour les IMF rejoignant le SIG mutualisé, y compris le renforcement de capacités en matière de contrôle interne et de gestion financière.

Sous-composante 1.3 : Environnement favorable à l’utilisation accrue des comptes de transaction

- Infrastructures du système national de paiement (SNP).

Le SNP est le fondement à partir duquel la finance numérique peut émerger, facilitant les transactions entre les comptes de différentes institutions financières. À Madagascar, des éléments clés des infrastructures du SNP ont été établis en 2009.Cependant, ils doivent être mis à niveau.

Le Projet va supporter :

- (i) la mise à jour du système de règlement brut en temps réel(RTGS)existant et du matériel du système de compensation informatisé (SCI) ;

- (ii) la conception et mise en œuvre d’une plateforme interopérable (SWITCH) pour la compensation et le règlement des paiements de détail (cartes et monnaie électronique), y compris les règles d’exploitation, de gouvernance et de tarification pour le SWITCH ;

- (iii) l’enquête sur les comportements de paiement et les coûts de paiement à Madagascar

- Capacité financière

La capacité/éducation financière permet aux ménages et aux entreprises malgaches de mieux connaître les services financiers et de prendre des décisions éclairées concernant leurs finances.

Le projet comprendra des activités visant à accompagner les utilisateurs existants et potentiels des services financiers numériques, en particulier les utilisateurs impactés par les mesures de numérisation des paiements publics et des IMF. L’orientation sera particulièrement sur des coups de pouce au comportement des utilisateurs ; cela peut les aider à transiter vers les comptes mobiles, à accroître leur épargne, et à gagner une plus grande autonomie financière .