Composante 2 : Soutien à l’accès au crédit des Micros, Petites, et Moyennes Entreprises

Composante 2 : Soutien à l’accès au crédit des Micros, Petites, et Moyennes Entreprises



La sous-composante 2.1 encourage les banques et les IMF à offrir du crédit, en offrant (i) des garanties de crédit pour gérer le risque de crédit lié aux prêts aux nombreuses Micros, Petites, et Moyennes Entreprises (MPME) malgaches qui n’ont que peu d’informations à leur sujet et peu de garanties.

La sous-composante 2.2 vise à renforcer la demande de crédit en encourageant les IMF à établir une présence physique et à atteindre les zones rurales défavorisées de Madagascar. Soutenues par un registre des garanties et des mesures visant à renforcer la protection des consommateurs, ces mesures bénéficieront directement aux MPME bénéficiant d’un crédit facilité par les interventions du projet, leur permettant de croitre et de créer de nouvelles opportunités d’emploi. Au-delà de ces bénéficiaires directs, alors que les banques et les IMF apprennent par la pratique et deviennent plus confiantes dans la gestion du risque de crédit aux entreprises plus petites, moins établies et plus éloignées, le projet vise également à contribuer aux changements structurels des modèles économiques des prêteurs malgaches et à promouvoir une culture de prêt aux MPME, un effet qui durera au-delà des interventions spécifiques du projet.

Sous-composante 2.1 : Renforcement de l’offre de crédit

- Élargissement du fonds de garantie de crédit pour les MPME.

Le renforcement de l’accès au financement pour les MPME exige d’encourager les prêteurs commerciaux à fournir des crédits aux segments de marché traditionnellement mal desservis, y compris les MPME qui peuvent ne pas avoir de garanties standard ou d’informations documentées pour le crédit. Dans le cas de Madagascar, comme de nombreux prêteurs ont des ratios de liquidité élevés, une facilité de partage des risques, telle qu’une garantie partielle de portefeuille de crédit (GPP), peut être un instrument particulièrement rentable et approprié pour mobiliser le crédit comme on l’a vu dans le précédent projet PASEF. Pour continuer à accroitre le volume de prêts garantis, la GPP doit augmenter son capital. Le Projet PIFM continuera donc à soutenir cette initiative réussie, en relevant la dotation de la GPP de 4 millions à 12 millions USD.

Sous-composante 2.2 : Amélioration de la demande de crédit

- Expansion des réseaux ruraux des IMF

Les réseaux d’agences des IMF restent rares dans les zones rurales, souvent parce que les institutions financières ne veulent pas courir le risque d’essayer de rentabiliser une entreprise dans des territoires pauvres et faiblement peuplés. Le précédent projet PASEF a donc cofinancé l’expansion des trois agences d’IMF dans deux régions de Madagascar pour un coût d’environ 1 million de dollars.

Le Projet va supporter le programme de subvention de contrepartie pour le partage des coûts de l’équipement de nouvelles agences ou points de services d’IMF dans des régions mal desservies. La subvention de contrepartie couvrirait les coûts d’équipements exceptionnels et les formations du personnel pour une période limitée.

Sous-composante 2.3 : Environnement favorable à l’accès au crédit pour les MPME

- Registre des garanties

Il n’existe actuellement aucun système structuré de transactions sécurisées à Madagascar. Cette carence crée une incertitude quant à l’exécution des droits de garantie en cas de défaillance et dissuade de prêter en premier lieu. La Société financière internationale (SFI) soutient les autorités dans la mise en œuvre d’une vaste réforme des transactions sécurisées. Le projet financera le développement d’un registre électronique centralisé basé sur le web pour les sûretés sur les biens mobiliers, conformément aux pratiques acceptées au niveau international.

- Protection des consommateurs 

La protection des consommateurs de services financiers est fondamentale si l’on veut accroître la confiance dans les services financiers formels et encourager l’inclusion financière. Elle garantit également que les consommateurs bénéficient d’un accès financier élargi et ne deviennent pas les victimes de fraude ou d’autres abus de marché, y compris de pratiques de prêt abusives. Consciente de ce fait, la Commission de Supervision Bancaire et Financière (CSBF) a déjà inclus certaines mesures de protection des consommateurs dans la loi sur l’argent électronique récemment publiée et dans les projets de loi sur les IMF et les banques. Elle a également commencé à élaborer des règlements sur la protection des consommateurs financiers, en mettant l’accent sur la publication d’informations et le règlement des différends relatifs aux services et produits de paiement.

Le projet va financer :

(i) l’Assistant Technique pour renforcer la réglementation et la supervision de la protection des consommateurs de produits et services financiers à la CSBF et

(ii) le logiciel permettant de collecter de manière centralisée les informations essentielles (par exemple, données sur les plaintes de consommateurs).